Les dérives toujours plus autoritaires du gouvernement turc

Alors que de nombreuses organisations dénoncent depuis plusieurs semaines les maltraitances subies par les opposants d’Erdogan et le nombre croissant de personnes emprisonnées pour motifs politiques, le Parlement européen commence enfin à se pencher sur la question en étudiant le cas des journalistes incarcérés.

Personnes n’est à l’abri dès que l’on a des affinités avec une organisation opposée au gouvernement, même si l’on est une personnalité politique. Ainsi, en moins d’un mois, 24 maires de petits et grands villages de Turquie ont été arrêtés pour sympathies supposées avec le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) dans le cadre de la répressions anti-kurde menée par le gouvernement. De plus, le nombre de personnes incarcérés ne cesse d’augmenter. Cela a pour conséquence la croissance du chiffre de la capacité d’accueil totale de toutes les prisons turques dont le nombre s’élève à presque 190 000 personnes tandis que le ministre turc de la justice a dit vouloir l’élever à 250 000 place au cours de l’année 2017.

Depuis 2005, le nombre de prisonniers en Turquie a été multiplié par 4 en passant de 55 000 à plus de 200 000 le mois dernier. Ce chiffre, notamment causé par l’emprisonnement de nombreuses personnes suspectées d’avoir participé au putsch manqué de juillet dernier, a provoqué une surpopulation des prisons turques et environ 40 000 condamnés ayant presque purgés leurs peines ont été libérés. Également, de nombreuses preuves de supposés putschistes maltraités ou torturés par des policiers ont été apportées par l’ONG Human Rights Watch.

Et ce n’est pas tout. En effet, plusieurs députés siégeant au Parlement européen ont dénoncé les arrestations sans motifs valables de plusieurs journalistes sur le sol turc qui remettent en cause la liberté de presse en Turquie. Plus de 100 médias auraient été fermés sur ordre du gouvernement en réponse au putsch de juillet selon la Fédération européenne des journalistes (ou FEJ) et le pays est classé 151e sur 180 pour la liberté de presse par l’association Reporters sans frontières. La décision du Parlement européen fait notamment suite à l’appel du célèbre journaliste turc Can Dündar à se pencher sur la question des emprisonnements de journalistes en Turquie.

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