Référendum constitutionnel en Italie

Aujourd’hui, dimanche 4 décembre 2016, les Italiens vont voter au référendum pour la réforme constitutionnelle.

Selon les promoteurs de cette réforme, dont fait notamment partie le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, elle viserait à assurer une stabilité politique au pays. Son principal aspect est la réduction du pouvoir du Sénat et en modifiant la Constitution italienne, restée inchangée depuis l’instauration en 1948 de la République succédant à la monarchie dirigée par la Maison de Savoie.

Les principaux arguments du Oui, mené par le camp de Renzi, sont les économies importantes que cela produirait (évaluées à 500 millions d’euro) ainsi que l’accélération du processus d’examination d’une loi. La majorité des lois proposées ne seraient plus soumises qu’aux députés, sans passer par les sénateurs, ce qui aurait pour effet une plus grande rapidité de leur acceptation. De plus, le Sénat serait dans l’incapacité de renverser le gouvernement en raison de son pouvoir grandement affaibli. Le camp du Oui se compose en sa majorité d’une grande partie du Parti Démocrate (le PD), organisation politique de centre-gauche à laquelle appartient Matteo Renzi, des partis centristes et environ de la moitié du parti de droite Forza Italia, créé par l’ex-président Silvio Berlusconi en 2013. D’après les sondages, la partie nord industrialisé et riche de l’Italie tout comme le monde des affaires sont les principaux soutiens électoraux de cette réforme.

Les derniers sondages donnaient cependant vainqueur le Non et donc les opposants à cette réforme bien que l’issue soit encore incertaine. Cette réforme est en effet considéré comme antidémocratique par une grande partie du pays. Les classes moyennes, pauvres, précaires et défavorisées ou les intellectuels de gauche et d’extrême-gauche, sont les principaux opposants contestant le bien-fondé du référendum. Ainsi, le sud de l’Italie (qui est également la partie la plus pauvre et avec le plus haut taux de chômage du pays) y est majoritairement défavorable comme plus de la moitié de la jeunesse italienne. Des manifestations ont d’ailleurs eu lieu à la fin du mois dernier et de nombreuses personnes s’inquiètent des risques d’autoritarisme que pourrait provoquer l’absence de contre-pouvoir et la remise en cause du bicamérisme. Outre les hommes politiques, des personnalités du monde culturel ont également pris parti pour le Non comme le dramaturge et compositeur Moni Ovadia, l’écrivain et scénariste Massimo Carlotto, le journaliste et écrivain Furio Colombo ainsi que le réalisateur Francesco Maselli.

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