Obama, Poutine et les 35 agents russes

Depuis quelques semaines, les tensions entre les États-Unis et la Russie ne cessent d’augmenter à propos des probables piratages russes durant la campagne présidentielle américaine et qui, selon la CIA, ont influencé l’issue de l’élection. Ces tensions, que certains surnomment déjà la cyberguerre froide, ont poussé Obama, à moins d’un mois de la fin de son mandat, à prendre des sanctions à l’encontre de la Russie.

Alors que le mandat de Barack Obama se termine le 20 janvier 2017 pour laisser place à celui de Donald Trump, les tensions avec la Russie, accusée d’interférence pendant la campagne présidentielle par le gouvernement américain, battent leur plein.

En plein mois de juillet, plus de 20 000 mails piratés au sein du Parti Démocrate et du Comité national démocrate (organisme dirigeant le Parti démocrate américain) sont mis en ligne sur le site WikiLeaks. Suite au scandale de cette fuites d’emails en plein cours de la primaire démocrate de 2016, une partie des dirigeants du Comité nationale démocrate est entachée pour son soutien à la candidate Hillary Clinton face Bernie Sanders et se voit forcée de démissionner. La présidente du Comité national démocrate, Debbie Wasserman Schultz, abandonne donc ses fonctions à la tête du parti (voir notre article : la course à la présidence du Parti démocrate est lancée). En novembre, cette fois ci plus de 60 000 mails appartenant au directeur de campagne d’Hillary Clinton sont divulgués encore à travers WikiLeaks.

Rapidement, un rapport de la CIA annonce que ces piratages successifs sont probablement dus à des hackers russes, possiblement à la solde du président Poutine, dont le but serait d’influencer l’élection et de favoriser le candidat républicain Donald Trump. Peu de temps après l’élection effective de Trump et alors que les soupçons tendent à se confirmer, Obama annonce que des mesures seront prises contre la Russie.

Jeudi 29 décembre 2016, ces menaces prennent formes et Obama annonce l’expulsion de 35 diplomates et agents russes travaillant sur le sol américain en les déclarant persona non grata (élément du droit international qui stipule qu’un diplomate en mission dans un pays étranger peut être définit comme persona non grata par le chef de ce même état sans qu’aucune motivation ne soit demandée et que le diplomate est alors instantanément démis de ses fonctions et qu’il est rappelé dans son pays d’origine).

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